Après avoir créé Niger en solidaire en 2008 pour un congé solidaire, je me suis dit qu'il était temps d'élargir mon horizon. Alors bonne découverte de mon FT. Lucy
15.11.08, http://niger-en-solidaire.over-blog.com
Pour me confirmer le bon usage de mon trésor de guerre, Moussa Sidikou a tenu à me faire une visite sur le terrain. Rémy, Sylvain et moi formons un public particulièrement à l’écoute et en plus, on est ravis d’aller à la découverte du pays.
A 20 kms de Niamey, Moussa quitte la route goudronnée et s’engage sur le bas-côté pour nous montrer des réserves de bois. Moins de 5 minutes après avoir arrêté le moteur, nous voyons venir à nous enfants et adultes. Ce sera toujours le cas dans la brousse : où que l’on soit et dès lors que l’on s’arrête 5 min, nous verrons toujours la population affluer à nous, y compris lorsque l’on se croit en plein désert et qu’il n’est pas censé avoir du monde à la ronde.
Quelques morceaux de bois et du mil en guise de toiture : on découvre notre première école de brousse. A l’intérieur, le cadre est rudimentaire : on a du mal à imaginer les bambins à même le sol en train d’apprendre leur alphabet.
Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à Toulouaré. Le chef du village et le directeur d’école sont là, ravis de saluer Moussa. Grâce à l’ONG, le village dispose désormais de 2 salles de classe. Cependant notre curiosité est attisée : pourquoi les classes sont-elles délaissées ?
En fait, il règne une odeur pestilentielle dans les salles : les chauves-souris ont pris possession des faux plafonds. Moussa est consterné quand il découvre l’état des tables et des sièges, mais pour réparer les pupitres, il faut des clous.
Petite photo de groupe avec les membres du village et les enfants très attachants
Alors si parfois la leçon se déroule dans la classe, les cours ont aussi lieu sous la hutte de mil.
Ces classes peuvent paraître anecdotiques, en même temps elles sont le quotidien de l’école de brousse. On peut se dire chanceux en France pour l’éducation de nos têtes blondes …